mère de saint Rémi (+ après 458)

Comme sainte Silvie, mère du pape de Rome saint Grégoire le Grand, et bien d'autres saintes mères, sainte Céline (son homonyme, vierge de Meaux, est honorée également aujourd'hui) est surtout connue grâce à son fils. Elle nous a donné le grand saint Remi, évêque de Reims, fêté le 1er octobre.
Céline et son mari etaient nobles. Un moine, Montanus, prédit à Céline, après un triple avertissement reçu en songe, qu'elle enfanterait un garçon d'une rare vertu. Et Remi vint au monde sans retard.

Céline avait eu de son mari Emilius 2 fils, Principius, qui fut un saint évêque de Soissons, et son frère, qui eut un fils, Lupus. Saint Lupus succéda à son oncle Principius et fut évêque jusqu'à la mort de Remi (cf. L. Duchesne, Fastes épisc., t. 3, 1915, p. 89-90). A l'annonce de Montanus, un reclus, Céline s'étonna : elle et Emilius étaient déjà âgés. Montanus, qui était aveugle, insista : "Quand tu sèvreras l'enfant, tu me frotteras les yeux de ton lait, et je recevrai la lumière". Remi, une fois sevré, mit lui-même, guidé par Céline, un peu de lait maternel sur les paupières du reclus et lui rendit ainsi la vue. Rémi était né au pays de Laon. On l'appela Remigius, parce qu'il aurait à régir, à diriger son Église lancée sur des flots tempétueux, ou Remedius, car il serait aux siens un remède contre la juste colère de Dieu ou contre la férocité païenne. Après des études brèves, mais excellentes, Remi voulut imiter la retraite de son héraut Montanus. Il se sépara ainsi de Céline si elle vivait encore. D'après une interpolation au testament de saint Remi, Céline aurait été enterrée à Labrinacum, Lavergny, commune de Parfondru, près de Laon (Aisne). La translation de son corps à Laon aurait eu lieu un 5 avril, d'après Molanus ou Vermeulen, éditeur du martyrologe d'Usuard (dans l'éd. de J.-B. du Sollier, Anvers, 1714, p. 194). On a attribué à Hucbald (+ 930?), moine de Saint-Amand, près de Valenciennes, une Vie de notre sainte.