Procession des Rameaux

Entrée messianique du Seigneur à Jérusalem : (Lc 19, 28-40)

 

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Messe de la Passion

1ère lecture : « Je n’ai pas caché ma face devant les outrages, je sais que je ne serai pas confondu » (Troisième chant du Serviteur du Seigneur) (Is 50, 4-7)

Psaume : Ps 21 (22), 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a

 

2ème lecture : « Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2 6-11)

 

Evangile : Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Lc22,14 à 23,56)CRUCIFISION001

 

 

Chaque année, en notre qualité de Chrétiens, nous célébrons le mystère central de notre foi: la Mort-Résurrection de Jésus; chaque année, nos voisins juifs célèbrent la Pâque juive, fête de la commémoration de leur libération, de la protection de Dieu lors de leur exode de l'Egypte.

Les liens entre les deux fêtes sont profonds. Pâques, fête de libération, nous vient de la fête juive.

Aujourd’hui nous sommes en plein paradoxe. D’un côté nous sommes remplis de joie. Quand Jésus entre à Jérusalem, de grandes foules se réjouissent. Le voilà enfin, le Sauveur tant attendu ! Le Messie est là ! La Rédemption est en cours.

 

Mais de l’autre côté, nous avons entendu le triste récit du Seigneur rejeté , souffrant mis à mort: c’est la Passion. Le dimanche des Rameaux est aussi le dimanche de la Passion. C’est un moment solennel, empreint de gravité.

Ces deux "entrées" avaient pour motif l’amour de Dieu, ce même amour qui a amené Jésus à être obéissant au Père jusqu’à la croix, pour racheter la désobéissance d’Adam, payer le prix de nos péchés, et sauver l’humanité du désespoir et de l’injustice.

 

 Voilà donc la solution du paradoxe. La source de notre tristesse, c’est notre péché, qui est la cause de la souffrance du Christ. Mais la source de notre joie, c’est l’amour du Christ, la raison même pour laquelle Jésus était prêt à souffrir, et la puissance qui, par le sacrifice de la croix, remporte la victoire sur le mal. De cette manière, les chrétiens peuvent toujours vivre le paradoxe du dimanche des Rameaux, et peuvent toujours trouver la joie, la joie de l’amour infini du Christ, en proie aux douleurs les plus atroces.

Père Joel-Laurent Vanborre